Voir, ce n'est pas toujours croire
Une vidéo choc tourne sur un élève. Léo et Maya découvrent les deepfakes et les fausses captures, et apprennent à douter avant de croire ou de partager.
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Parles-en à un adulte de confiance : un parent, un prof, un éducateur. Et si c'est trop dur d'en parler autour de toi :
- 103, Écoute-Enfants : gratuit et anonyme.
- 116 000, Child Focus : si une photo ou une vidéo de toi circule en ligne sans ton accord.
Série réalisée avec Sors de ta bulle, conférences Le Choix dans les écoles.
À retenir de cet épisode
Une vidéo circule dans l'école : on y voit Malo insulter sa prof de math. Tout le monde la partage.
Mais est-ce vraiment lui ? Dans cet épisode d'edukia, réalisé avec Sors de ta bulle, Léo et Maya t'expliquent comment l'intelligence artificielle permet de coller un visage sur une autre vidéo ou d'imiter une voix : ce sont des deepfakes, ou des hypertrucages.
Tu vas découvrir pourquoi voir, ce n'est pas toujours croire. Aujourd'hui, certains outils d'IA peuvent coller le visage de quelqu'un sur une autre vidéo ou imiter sa voix à partir de quelques secondes d'enregistrement.
Une capture d'écran de conversation se truque en deux minutes. Un faux compte avec la photo et le prénom d'une personne, aussi.
Léo et Maya te donnent trois questions simples à te poser avant de croire ou de partager un contenu : qui a publié ça ? La source est-elle connue ?
Quelqu'un a-t-il déjà montré que c'était faux ? Tu apprendras aussi pourquoi même partager « juste pour montrer » fait circuler le contenu et cause des dégâts bien réels à la personne visée.
Et si un jour c'est toi qui es ciblé par une fausse vidéo, tu sauras exactement quoi faire pour te protéger. Un épisode essentiel pour développer un doute utile face à ce que tu vois en ligne.
Deepfakes et hypertrucages : comment une vidéo peut être fabriquée
Avec l'intelligence artificielle, il est possible de coller le visage de quelqu'un sur une autre vidéo ou d'imiter sa voix à partir de quelques secondes d'enregistrement. On appelle ça des deepfakes, ou des hypertrucages.
Comme l'explique Léo, ces fausses vidéos sont aujourd'hui souvent très bien faites. Et il n'y a pas que les vidéos : une capture d'écran de conversation se truque en deux minutes, et un faux compte avec la photo et le prénom d'une personne se crée tout aussi facilement.
Trois questions pour développer un doute utile
Avant de croire un contenu ou de le partager, Léo propose de se poser trois questions simples. Qui a publié ça ?
Est-ce que la source est connue ? Et est-ce que quelqu'un a déjà montré que c'était faux ?
Dans l'exemple de la vidéo de Malo, personne ne sait qui l'a postée en premier : c'est déjà un signal d'alerte. Si tu ne peux pas répondre clairement à ces trois questions, mieux vaut ne pas partager.
Partager « juste pour montrer », c'est quand même partager
Maya se dit qu'elle pourrait envoyer la vidéo pour montrer aux autres que c'est peut-être faux. Mais Léo rappelle que chaque partage fait voir le contenu à de nouvelles personnes, et que tout le monde ne va pas douter comme toi.
Même si la vidéo est fausse, les conséquences pour la personne visée sont bien réelles : Malo risque d'être puni, rejeté ou insulté par toute l'école. Comme le dit Sors de ta bulle, ça peut arriver à n'importe qui, même à quelqu'un qui n'a jamais rien posté.
Que faire si une fausse vidéo te vise ?
Si un jour tu te retrouves dans une fausse vidéo ou une fausse capture, Léo conseille de ne pas paniquer et de ne pas répondre aux moqueries. Garde une copie du contenu et préviens tout de suite un adulte de confiance : tes parents, un prof, ou le 103, Écoute-Enfants.
Plus vite un adulte est au courant, plus vite on peut faire retirer la vidéo. Réagir calmement et demander de l'aide, c'est la meilleure façon de se protéger.
Les points clés
- Une image, une voix ou une capture d'écran peuvent être fabriquées : voir, ce n'est pas toujours croire.
- Avant de croire ou de partager, pose-toi trois questions : qui a publié ça, la source est-elle connue, et quelqu'un a-t-il montré que c'était faux ?
- Même partager « juste pour montrer », c'est faire circuler le contenu : dans le doute, tu ne partages pas.
- Une vidéo peut être fausse, mais les dégâts pour la personne visée sont bien réels.
- Si une fausse vidéo te vise, garde une copie, ne réponds pas aux moqueries et préviens tout de suite un adulte de confiance.
Questions fréquentes
C'est quoi un deepfake ?
Un deepfake, ou hypertrucage, est un contenu fabriqué grâce à l'intelligence artificielle. Des outils peuvent coller le visage de quelqu'un sur une autre vidéo ou imiter sa voix à partir de quelques secondes d'enregistrement.
Ces fausses vidéos sont aujourd'hui souvent très bien faites.
Comment savoir si une vidéo ou une capture d'écran est fausse ?
Avant de croire un contenu, pose-toi trois questions : qui a publié ça ? Est-ce que la source est connue ?
Est-ce que quelqu'un a déjà montré que c'était faux ? Si tu ne connais pas l'origine du contenu, c'est déjà un signal d'alerte.
Dans le doute, ne partage pas.
Est-ce grave de partager une fausse vidéo même si on sait qu'elle est fausse ?
Oui. Chaque partage fait voir le contenu à de nouvelles personnes qui, elles, ne vont pas forcément douter.
La personne visée peut être punie, rejetée ou insultée à cause d'un contenu qu'elle n'a jamais produit. La vidéo est fausse, mais ce que la personne vit est bien réel.
Que faire si je suis victime d'un deepfake ou d'une fausse capture d'écran ?
Ne panique pas et ne réponds pas aux moqueries. Garde une copie du contenu comme preuve, puis préviens tout de suite un adulte de confiance : tes parents, un prof, ou le 103, Écoute-Enfants.
Plus vite un adulte est informé, plus vite on peut faire retirer le contenu.
Un deepfake peut-il être utilisé pour harceler quelqu'un ?
Oui. Comme l'expliquent Léo et Maya, une fausse vidéo ou une fausse capture d'écran peut servir à faire croire qu'une personne a dit ou fait quelque chose qu'elle n'a jamais fait.
Cela peut arriver à n'importe qui, même à quelqu'un qui n'a jamais rien posté en ligne.