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🎙️ Harcèlement 3 min

« Je ne faisais que liker » : le témoignage de Bastien

Bastien mettait des émojis et partageait des montages sur un camarade. Il raconte à Julie et Maya comment il a compris, et changé de camp.

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5 questions pour vérifier ce que tu as retenu.

Tu vis du harcèlement ? Tu n'es pas seul.

Parles-en à un adulte de confiance : un parent, un prof, un éducateur. Et si c'est trop dur d'en parler autour de toi :

  • 103, Écoute-Enfants : gratuit et anonyme.
  • 116 000, Child Focus : si une photo ou une vidéo de toi circule en ligne sans ton accord.

Série réalisée avec Sors de ta bulle, conférences Le Choix dans les écoles.

À retenir de cet épisode

As-tu déjà mis un émoji qui pleure de rire sous une vidéo sans trop réfléchir ? Dans cet épisode, Julie est avec Bastien, treize ans, un personnage fictif inspiré de plusieurs témoignages recueillis par Sors de ta bulle.

Bastien n'a jamais écrit de moquerie. Il n'a jamais fabriqué de montage.

Et pourtant, il faisait partie du problème. Quand un camarade de sa classe a vu sa voix dérailler lors d'un spectacle de fin d'année, quelqu'un a filmé la scène.

Très vite, des stickers et des montages ont circulé dans un groupe de classe. Bastien, lui, se contentait de mettre des émojis et de relayer dans sa story.

Pour lui, ce n'était pas grave. Jusqu'au jour où le garçon a arrêté la chorale, puis a manqué l'école.

C'est là que Bastien a compris : chaque like, chaque émoji comptait comme une personne de plus contre la victime. Maya et Julie t'aident à voir que liker ou partager, c'est déjà participer au harcèlement.

Mais surtout, tu vas découvrir qu'un témoin peut changer de camp à tout moment : arrêter, prévenir un adulte, s'excuser. Il n'est jamais trop tard pour faire partie de la solution.

Un like, c'est déjà participer

Bastien n'a jamais écrit une seule moquerie ni fabriqué de montage. Il mettait des émojis qui pleurent de rire et en a partagé deux ou trois dans sa story.

Pour lui, ce n'était rien. Mais pour la victime, chaque nouvelle réaction représentait une personne de plus contre lui.

Comme Julie l'explique, quand on est harcelé, on compte les likes : chaque cœur, chaque émoji donne l'impression que tout le monde est d'accord avec les moqueries.

Quand la réalité rattrape le témoin

Le garçon visé a d'abord quitté la chorale, puis il a raté plusieurs jours d'école. Leur professeur a expliqué à la classe qu'il n'allait pas bien du tout.

À ce moment, Bastien a ressenti de la honte : il s'est imaginé à la place de ce garçon, avec sa voix qui déraille en boucle sur tous les téléphones. Il a compris que la victime ne voyait pas un seul garçon qui rigolait, mais toute la classe.

Réparer : les gestes concrets de Bastien

Bastien a effacé sa story et quitté le groupe. Ensuite, il a montré les messages à l'éducatrice de l'école pour qu'elle sache qui faisait quoi.

Enfin, il est allé s'excuser directement auprès du garçon. Au début, celui-ci l'a simplement regardé sans répondre.

Mais quelque temps après, ils ont recommencé à se parler. Ces gestes montrent qu'un témoin peut agir à plusieurs niveaux : stopper sa propre participation, alerter un adulte et tenter de réparer le lien.

Un témoin peut changer de camp à tout moment

Julie le rappelle clairement : Bastien faisait partie du problème, mais il a aussi fait partie de la solution. Il a arrêté, il a prévenu une adulte et il s'est excusé.

Si tu te reconnais dans son histoire, il n'est pas trop tard. Tu peux effacer, quitter le groupe et parler à un adulte de confiance.

Et si tu as besoin d'en parler, tu peux appeler le 103, Écoute-Enfants : c'est gratuit et personne ne saura que tu as appelé.

Les points clés

  • Liker, partager ou rigoler sous un contenu moqueur, c'est déjà participer au harcèlement.
  • Pour la victime, chaque émoji ou like représente une personne de plus contre elle.
  • Un témoin peut changer de camp à tout moment : arrêter, alerter un adulte, s'excuser.
  • Réparer, c'est possible : effacer sa story, quitter le groupe, montrer les messages à un adulte et aller s'excuser.
  • Si tu as besoin d'en parler, tu peux appeler le 103, Écoute-Enfants : c'est gratuit et confidentiel.

Questions fréquentes

Est-ce que liker une moquerie, c'est du harcèlement ?

Oui, liker ou partager un contenu qui se moque de quelqu'un, c'est déjà participer au harcèlement. Pour la victime, chaque nouveau like compte comme une personne de plus contre elle.

Même si tu n'as rien écrit toi-même, ta réaction amplifie le message et renforce l'isolement de la personne visée.

Que faire si j'ai liké ou partagé un contenu blessant ?

Il n'est pas trop tard pour agir. Tu peux commencer par effacer ce que tu as partagé et quitter le groupe où le contenu circule.

Ensuite, montre les messages à un adulte de confiance, comme un éducateur ou un professeur, pour qu'il sache ce qui se passe. Si tu le peux, va t'excuser directement auprès de la personne visée.

Comment un témoin de harcèlement peut-il aider ?

Un témoin peut changer de camp à tout moment. Concrètement, il peut arrêter de liker ou de partager, faire une capture d'écran des messages et la montrer à un adulte de confiance.

Se taire aide celui qui harcèle, tandis qu'alerter un adulte aide la victime. Il est aussi possible de s'excuser auprès de la personne visée.

C'est quoi le 103 Écoute-Enfants ?

Le 103 (Écoute-Enfants) est un numéro gratuit que tu peux appeler si tu as besoin de parler. L'appel est confidentiel : personne ne saura que tu as appelé.

Est-ce qu'on peut réparer après avoir participé à du harcèlement en ligne ?

Oui, comme le montre le témoignage de cet épisode, il est possible de réparer. Effacer les contenus partagés, quitter le groupe, prévenir un adulte et aller s'excuser sont des gestes concrets.

La personne visée ne pardonnera peut-être pas tout de suite, mais reconnaître son rôle et agir, c'est déjà courageux et c'est le premier pas.