« Ils disaient que c'était pour rire » : le témoignage d'Elias
Exclu du foot puis d'un groupe de messagerie, Elias, onze ans, raconte à Julie et Maya comment il a fini par en parler, et ce qui a changé.
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Créer mon compte gratuitTu vis du harcèlement ? Tu n'es pas seul.
Parles-en à un adulte de confiance : un parent, un prof, un éducateur. Et si c'est trop dur d'en parler autour de toi :
- 103, Écoute-Enfants : gratuit et anonyme.
- 116 000, Child Focus : si une photo ou une vidéo de toi circule en ligne sans ton accord.
Série réalisée avec Sors de ta bulle, conférences Le Choix dans les écoles.
À retenir de cet épisode
As-tu déjà eu l'impression que des moqueries allaient trop loin, sans oser en parler ? Dans cet épisode de la série harcèlement réalisée avec Sors de ta bulle, Julie donne la parole à Elias, un personnage fictif de onze ans, inspiré de plusieurs témoignages recueillis par Sors de ta bulle.
Elias raconte comment il a été exclu petit à petit du foot à la récré : d'abord une remarque, puis toute une bande qui le met de côté, et enfin un groupe de messagerie créé sans lui où les moqueries continuaient même à la maison. Tu vas découvrir comment il a d'abord fait semblant de rire pour cacher sa douleur, puis comment sa mère a remarqué que quelque chose n'allait pas et comment il a fini par tout lui raconter.
Ensemble, ils ont gardé des preuves et sont allés voir la directrice. Maya et Julie reviennent ensuite sur les trois signes du harcèlement : ça se répète, c'est un groupe contre un seul, et ça fait mal.
Surtout, cet épisode te rappelle une chose essentielle : quand on se fait harceler, ce n'est jamais de notre faute. Et il existe toujours quelqu'un à qui en parler, y compris le 103, Écoute-Enfants, gratuit et confidentiel.
L'histoire d'Elias : du terrain de foot au groupe de messagerie
Tout a commencé à la récré, pendant un match de foot. Un garçon de sa classe a dit qu'Elias était nul et faisait perdre l'équipe.
Très vite, les autres ont suivi : à chaque récré, on lui répétait qu'il ne servait à rien. Même un copain qui était gentil n'osait plus jouer avec lui devant le groupe.
Puis les moqueries ont franchi un cap : les garçons ont créé un groupe de messagerie appelé « l'équipe des vrais », sans Elias, où ils se moquaient de ses passes. À partir de là, le harcèlement ne s'arrêtait plus à la sortie de l'école : il continuait à la maison, sur l'écran.
Faire semblant de rire pour cacher la douleur
Au début, Elias pensait que c'était pour rigoler. Les autres riaient, alors il riait aussi, pour faire comme si ça lui était égal.
Mais le soir, il n'avait pas envie d'aller à l'école le lendemain. Julie, de Sors de ta bulle, reconnaît bien ce mécanisme : on fait semblant de rire, et à l'intérieur, ça fait mal.
Julie lui demande alors quand il a compris que ce n'était pas une blague.
Oser en parler et garder des preuves
Un soir, la mère d'Elias a remarqué qu'il ne parlait pas pendant le repas. Il a alors tout raconté.
Ensemble, ils ont fait des captures d'écran du groupe de messagerie, puis ils sont allés voir la directrice. Ça ne s'est pas arrangé du jour au lendemain, mais son copain est revenu jouer avec lui, et maintenant, à la récré, ça va.
Le conseil d'Elias à ceux qui vivent la même chose : ne pas rester seul avec ça, parler à ses parents ou à un prof, et si possible garder des preuves.
Ce n'est jamais de ta faute
Julie insiste sur un point important : quand on se fait harceler, ce n'est jamais de notre faute. Elias n'était pas « nul ».
Le problème, c'était ce que les autres faisaient, pas lui. Maya rappelle aussi les trois signes du harcèlement vus dans l'épisode précédent : ça se répète, c'est un groupe contre un, et ça fait mal.
Si c'est trop dur d'en parler autour de toi, tu peux appeler le 103, Écoute-Enfants : c'est gratuit, et personne ne saura que tu as appelé.
Les points clés
- Le harcèlement peut commencer par une remarque à la récré et se prolonger sur un groupe de messagerie, jusque chez toi.
- Faire semblant de rire ne veut pas dire que ça ne fait pas mal : Elias riait pour cacher sa douleur.
- Quand on se fait harceler, ce n'est jamais de notre faute.
- En parler à un adulte de confiance (parent, prof, éducateur) est le premier pas pour s'en sortir.
- Garder des preuves, comme des captures d'écran, aide les adultes à intervenir.
Questions fréquentes
Comment savoir si c'est du harcèlement ou juste une blague ?
Dans l'épisode, Elias croyait d'abord que c'était pour rigoler. Mais trois signes montrent que c'est du harcèlement : ça se répète, c'est un groupe contre une seule personne, et ça fait mal.
Si tu fais semblant de rire alors que le soir tu n'as pas envie de retourner à l'école, ce n'est pas une blague.
Que faire si je suis harcelé à l'école ou sur mon téléphone ?
Elias conseille de ne pas rester seul avec ça. Parle à tes parents, à un prof ou à un éducateur.
Si possible, garde des preuves comme des captures d'écran. Tu peux aussi appeler le 103, Écoute-Enfants : c'est gratuit et confidentiel.
Est-ce que c'est de ma faute si je me fais harceler ?
Non, jamais. Julie, de Sors de ta bulle, le dit clairement dans l'épisode : le problème, ce n'est pas la personne harcelée, c'est ce que les autres font.
Elias n'était pas « nul » : c'est le comportement du groupe qui posait problème.
C'est quoi le 103 Écoute-Enfants ?
Le 103 est un numéro que tu peux appeler si c'est trop dur d'en parler aux adultes autour de toi. C'est gratuit, et personne ne saura que tu as appelé.
Il est mentionné par Julie dans l'épisode comme une aide pour les jeunes qui vivent du harcèlement.
Mon enfant ne parle plus beaucoup à la maison, est-ce un signe de harcèlement ?
Dans le témoignage d'Elias, c'est sa mère qui a remarqué qu'il ne parlait plus pendant le repas. Ce changement de comportement l'a amenée à poser la question, et Elias a alors tout raconté.