← Tous les épisodes
🧮 Maths 6 min

Invente ton propre problème de maths

Nouveau au CEB : on te donne un calcul et tu dois inventer le problème ! L'inverse de d'habitude.

Ecouter l'épisode

énoncéproblèmerédactionopérations
M

Une question sur cet épisode ?

Léo & Maya t'aident à comprendre les concepts pas à pas.

📄

Fiche récap

4 pages, points clés + exercices CEB

Pack CEB
🧠

Carte mentale

A4 paysage, vue d'ensemble du sujet

Pack CEB

Mini-Quiz

Teste tes connaissances avec une question gratuite !

À retenir de cet épisode

Et si, au lieu de résoudre un problème de maths, tu devais en inventer un ? Dans cet épisode d'edukia, Léo et Maya explorent une compétence toute nouvelle au CEB : rédiger un énoncé de problème à partir d'un calcul donné.

C'est le monde à l'envers par rapport à ce que tu fais d'habitude, et c'est justement pour ça que c'est passionnant. Si tu es capable de créer un problème qui correspond parfaitement à un calcul, cela prouve que tu comprends vraiment le sens de chaque opération.

Tu vas découvrir quel type de situation correspond à la multiplication, à la division, à l'addition et à la soustraction, grâce à des exemples concrets et faciles à retenir. Léo et Maya te montrent aussi les trois règles essentielles pour rédiger un énoncé correct : une situation réaliste, les bons nombres, et une question qui mène au bon calcul.

Tu apprendras même que les plus grands mathématiciens du monde passent leur temps à inventer des problèmes plutôt qu'à les résoudre. Une compétence utile pour le CEB, et qui te fera voir les maths autrement.

Inventer un problème à partir d'un calcul : comment ça marche ?

D'habitude, on te donne un énoncé et tu dois trouver le calcul. Ici, c'est l'inverse : on te donne le calcul et tu dois créer le problème qui va avec.

Par exemple, pour "vingt-quatre divisé par six égale quatre", Léo propose : "J'ai vingt-quatre bonbons et je veux les partager entre six amis. Combien chacun en reçoit ?" La division correspond à un partage, et l'énoncé décrit exactement cette situation.

Si tu sais faire ça, cela montre que tu comprends vraiment ce que le calcul signifie.

Les mots clés de chaque opération

Chaque opération mathématique correspond à un type de situation bien précis, et certains mots clés t'aident à les repérer. La multiplication, c'est quand on a plusieurs groupes de la même quantité : pense à "chacun", "par", "fois".

La division, c'est un partage : "partager", "répartir", "combien chacun". L'addition, c'est un total : "en tout", "au total".

La soustraction, c'est une différence ou un reste : "de moins", "reste", "différence". Ces mots clés te guident pour construire un énoncé qui colle parfaitement à l'opération demandée.

Les trois règles d'un bon énoncé

Maya explique trois règles essentielles. Premièrement, la situation doit être réaliste : pas question d'écrire "j'ai trois milliards de bonbons".

Deuxièmement, les nombres de ton énoncé doivent correspondre exactement au calcul donné. Troisièmement, la question que tu poses doit mener à ce calcul précis, et pas à un autre.

Un piège fréquent serait de créer un énoncé qui nécessite deux calculs au lieu d'un seul. Si on te donne un seul calcul, ton problème doit se résoudre en une seule étape.

Des exemples pour s'entraîner

Pour la multiplication "douze fois quinze égale cent quatre-vingts", Léo invente : "Dans une école, il y a douze classes. Chaque classe a quinze élèves.

Combien d'élèves y a-t-il en tout ?" Pour la soustraction "quarante-cinq virgule cinquante moins vingt-huit virgule trente", il faut trouver une situation logique avec des décimaux. Léo essaie d'abord un paiement avec un montant bizarre, puis corrige : "Un livre coûte quarante-cinq euros cinquante.

J'ai un bon de réduction de vingt-huit euros trente. Combien dois-je encore payer ?" La situation doit avoir du sens dans la vraie vie.

Inventer des problèmes, un vrai métier

Les meilleurs mathématiciens du monde ne passent pas leur temps à résoudre des problèmes : ils en inventent. Les chercheurs en maths formulent des conjectures, c'est-à-dire des problèmes que personne n'a encore résolus.

La conjecture de Riemann, formulée en mille huit cent cinquante-neuf, reste non résolue à ce jour, et il y a même un million de dollars de récompense pour celui qui y parviendra. Inventer des problèmes, c'est donc une compétence qui peut mener très loin.

Les points clés

  • Au CEB, on peut te donner un calcul et te demander d'inventer le problème correspondant : c'est l'inverse de d'habitude.
  • Chaque opération correspond à un type de situation : multiplication pour des groupes identiques, division pour un partage, addition pour un total, soustraction pour une différence ou un reste.
  • Un bon énoncé est réaliste, utilise exactement les nombres du calcul donné, et sa question mène à un seul calcul.
  • Des mots clés t'aident à choisir la bonne situation : "chacun" et "par" pour la multiplication, "partager" et "répartir" pour la division, "en tout" pour l'addition, "reste" et "différence" pour la soustraction.
  • Attention au piège : ton énoncé doit se résoudre en un seul calcul, pas en plusieurs étapes.

Questions fréquentes

Comment inventer un problème de maths à partir d'un calcul ?

Tu dois créer une situation concrète et réaliste qui correspond exactement au calcul donné. Par exemple, pour "vingt-quatre divisé par six", tu peux imaginer un partage de vingt-quatre bonbons entre six amis.

La clé est de bien identifier l'opération (partage pour la division, groupes pour la multiplication) et de formuler une question dont la réponse nécessite ce calcul précis.

Quels mots clés utiliser pour rédiger un énoncé de problème en maths ?

Chaque opération a ses mots clés. Pour la multiplication : "chacun", "par", "fois".

Pour la division : "partager", "répartir", "combien chacun". Pour l'addition : "en tout", "au total".

Pour la soustraction : "de moins", "reste", "différence". Ces mots t'aident à construire un énoncé qui colle à l'opération demandée.

Quelles sont les règles pour écrire un bon énoncé de problème ?

Il y a trois règles. La situation doit être réaliste et crédible.

Les nombres utilisés doivent correspondre exactement au calcul donné. Et la question posée doit mener à ce calcul précis, pas à un autre ni à plusieurs étapes.

Si on te donne un seul calcul, ton problème doit se résoudre en une seule opération.

Pourquoi peut-on me demander d'inventer un problème au CEB ?

Parce que si tu es capable de créer un énoncé à partir d'un calcul, cela prouve que tu comprends vraiment ce que le calcul signifie. Ce n'est pas juste appliquer une recette : tu dois saisir le sens de chaque opération.

C'est une compétence nouvelle qui peut apparaître au CEB.

Quel piège éviter quand on rédige un énoncé de problème ?

Le piège principal est de créer un énoncé qui nécessite plusieurs calculs alors qu'on ne t'en donne qu'un seul. Ton problème doit se résoudre en une seule étape, avec exactement le calcul fourni.

Il faut aussi que la situation soit logique dans la vraie vie : un paiement avec un montant bizarre, par exemple, n'est pas crédible.