La planète a de la fièvre
Pourquoi la Terre se réchauffe, ce que ça change pour les animaux et les plantes, et ce qu'on peut faire !
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Pourquoi fait-il de plus en plus chaud ? Est-ce que la Terre est vraiment malade ?
Dans cet épisode, Léo et Maya t'expliquent ce qui se passe avec le climat de notre planète. Tu vas découvrir ce qu'est l'effet de serre naturel, ce mécanisme indispensable qui fonctionne comme une serre de jardinier : le soleil entre, la chaleur reste piégée grâce à une couche de gaz dans l'atmosphère.
Sans lui, la Terre serait gelée à moins dix-huit degrés. Le problème, c'est que les activités humaines (voitures, usines, chauffage, élevage) produisent des milliards de tonnes de CO2 chaque année.
La couche de gaz s'épaissit, comme si on dormait sous cinq couettes en plein été. Résultat : la planète chauffe trop.
Tu verras aussi pourquoi même un seul degré de plus change énormément de choses. Pense à ton corps : à trente-sept degrés, tout va bien, mais à trente-huit virgule un, tu es au fond de ton lit avec de la fièvre.
Pour la Terre, c'est pareil : les glaciers fondent, les animaux perdent leur habitat, les coraux blanchissent. Mais pas de panique : des solutions existent et tu peux agir.
Du vélo aux énergies renouvelables, en passant par la reforestation, cet épisode te montre que rien n'est fichu.
L'effet de serre naturel : une couverture indispensable
Autour de la Terre, il y a une couche de gaz dans l'atmosphère. Ces gaz laissent passer la lumière du soleil, mais retiennent une partie de la chaleur, exactement comme une serre de jardinier où les plantes restent bien au chaud.
C'est ce qu'on appelle l'effet de serre naturel. Sans ce mécanisme, la température moyenne de la Terre serait d'environ moins dix-huit degrés : un monde gelé et inhabitable.
L'effet de serre amplifié : quand la couverture devient trop épaisse
Les voitures, les usines, le chauffage et l'élevage produisent des gaz à effet de serre en grande quantité, surtout du CO2 (dioxyde de carbone). Les activités humaines en libèrent des milliards de tonnes par an.
La couche de gaz autour de la Terre s'épaissit. Léo et Maya comparent ça à dormir sous cinq couettes en plein été : l'effet de serre naturel, c'est une couverture parfaite, mais l'effet de serre amplifié par les humains, c'est beaucoup trop.
Un seul degré, et tout change
Un degré de plus, ça semble peu, mais pense à ton corps : ta température normale est de trente-sept degrés, et à trente-huit virgule un, tu es déjà au fond de ton lit avec de la fièvre. Pour la Terre, c'est pareil.
En Arctique, la surface de glace en été a diminué de moitié en quarante ans. Les ours polaires perdent leur territoire de chasse, certains oiseaux migrent plus tôt, des fleurs éclosent avant l'arrivée des insectes pollinisateurs.
Dans les océans, l'eau plus chaude et plus acide fait blanchir et mourir les coraux, qui abritent un quart de toutes les espèces marines.
Le Groenland : quand la « terre verte » fond à vue d'œil
Le Groenland, cette immense île couverte de glace, tire son nom de l'ancien norrois et signifie « terre verte ». Les Vikings qui l'ont découvert vers l'an mille y ont trouvé des côtes avec de l'herbe, dans un climat un peu plus chaud.
Aujourd'hui, le Groenland perd deux cent septante milliards de tonnes de glace par an, soit six fois plus vite qu'il y a trente ans. Toute cette eau finit dans la mer et contribue à la montée du niveau des océans.
Des solutions à portée de main
Léo et Maya montrent que des gestes individuels comptent quand des millions de personnes les adoptent : prendre le vélo ou les transports en commun au lieu de la voiture, manger un peu moins de viande (l'élevage produit beaucoup de méthane, un gaz à effet de serre très puissant), éteindre ce qu'on n'utilise pas et réparer au lieu de racheter. Les solutions les plus puissantes sont collectives : produire de l'énergie grâce au vent, au soleil et à l'eau, replanter des forêts (les arbres absorbent le CO2 comme des aspirateurs naturels) et conclure des accords entre pays pour réduire les émissions et protéger les forêts.
Les points clés
- L'effet de serre naturel est indispensable : sans lui, la Terre serait gelée à moins dix-huit degrés.
- Les activités humaines (transports, usines, élevage) ajoutent des milliards de tonnes de CO2 par an et épaississent la couche de gaz.
- Même un seul degré de réchauffement a des conséquences énormes : fonte des glaces, perte d'habitat pour les animaux, mort des coraux qui abritent un quart des espèces marines.
- Le Groenland perd deux cent septante milliards de tonnes de glace par an, six fois plus vite qu'il y a trente ans.
- Des solutions existent : gestes individuels (vélo, moins de viande, réparer) et actions collectives (énergies renouvelables, reforestation, accords internationaux).
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'effet de serre naturel ?
L'effet de serre naturel est un mécanisme où une couche de gaz dans l'atmosphère laisse passer la lumière du soleil mais retient une partie de la chaleur, un peu comme une serre de jardinier. Sans cet effet, la température moyenne de la Terre serait d'environ moins dix-huit degrés.
C'est donc un phénomène indispensable à la vie.
Pourquoi un seul degré de réchauffement est-il si grave ?
Comme pour le corps humain, où un degré de fièvre (de trente-sept à trente-huit virgule un degrés) suffit à te clouer au lit, un degré de plus pour la Terre provoque des changements majeurs. La glace de l'Arctique a diminué de moitié en quarante ans, les animaux perdent leur habitat et les coraux blanchissent et meurent.
Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur les animaux ?
Les ours polaires perdent leur territoire de chasse à cause de la fonte des glaces. Certains oiseaux migrent plus tôt parce que le printemps arrive en avance.
Des fleurs éclosent avant que les insectes pollinisateurs soient là, ce qui casse la chaîne. Dans les océans, les coraux blanchissent et meurent à cause de l'eau plus chaude et plus acide.
Or les récifs de corail abritent un quart de toutes les espèces marines.
Que peut-on faire pour lutter contre le réchauffement climatique ?
Il y a des gestes individuels : prendre le vélo ou les transports en commun, manger un peu moins de viande (l'élevage produit beaucoup de méthane), éteindre ce qu'on n'utilise pas et réparer au lieu de racheter. Les solutions collectives sont encore plus puissantes : produire de l'énergie avec le vent, le soleil et l'eau, replanter des forêts qui absorbent le CO2, et conclure des accords entre pays pour réduire les émissions.
Pourquoi le Groenland s'appelle-t-il « terre verte » alors qu'il est couvert de glace ?
Son nom vient de l'ancien norrois et signifie « terre verte ». Les Vikings qui l'ont découvert vers l'an mille y ont trouvé des côtes avec de l'herbe, car le climat était un peu plus chaud à cette époque.
Aujourd'hui, le Groenland est un immense bloc de glace, mais il perd deux cent septante milliards de tonnes de glace par an, six fois plus vite qu'il y a trente ans.