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Série Planète 100% gratuit, Les limites planétaires avec Léo et Maya
🧪 Planète 10 min

Les intrus invisibles

Plastiques, PFAS, microplastiques... et les solutions géniales qui émergent pour un monde sans pollution.

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À retenir de cet épisode

Savais-tu que des microplastiques ont été retrouvés dans la neige au sommet de l'Everest, dans les profondeurs de l'océan et même dans le sang humain ? Dans cet épisode de la série Planète : Mode d'emploi, Léo et Maya te font découvrir les « entités nouvelles » : des substances chimiques inventées par les humains qui n'existaient pas dans la nature.

Plastiques, pesticides, PFAS, ces intrus invisibles se sont glissés partout autour de nous. Mais pas de panique : tu vas aussi découvrir des solutions vraiment étonnantes.

Un jeune Néerlandais de dix-huit ans qui nettoie les océans avec des barrières flottantes géantes. Des emballages fabriqués à partir de champignons ou d'algues marines, et ces algues, tu peux même les manger.

Des lois qui obligent les fabricants à rendre leurs produits réparables. Et, cerise sur le gâteau, une bactérie découverte au Japon capable de digérer le plastique des bouteilles d'eau.

Tu apprendras aussi comment agir toi-même grâce aux trois R : refuser, réduire, réutiliser. Cet épisode te montre que les solutions viennent de partout : des scientifiques, des inventeurs, des lois et même de la nature elle-même.

Les entités nouvelles : des intrus chimiques créés par les humains

Les scientifiques appellent « entités nouvelles » les substances chimiques qui n'existaient pas dans la nature avant que les humains ne les fabriquent. Le plastique, inventé il y a environ cent vingt ans, en est l'exemple le plus connu : on en a produit des milliards de tonnes pour les bouteilles, les emballages, les jouets ou les téléphones.

Le problème, c'est que le plastique ne disparaît jamais vraiment. Il se casse en morceaux de plus en plus petits, les microplastiques, invisibles à l'œil nu, que l'on retrouve dans les poissons, dans l'eau, dans l'air et même dans notre corps.

Le plastique n'est pas seul : les pesticides, utilisés pour protéger les cultures, tuent aussi les insectes utiles comme les abeilles. Et les PFAS (prononcé « pé-fass »), présents dans les poêles antiadhésives, les vêtements imperméables et les emballages alimentaires, ne se dégradent quasiment jamais.

On les surnomme les « produits chimiques éternels » parce qu'ils restent dans l'environnement pendant des centaines, voire des milliers d'années.

The Ocean Cleanup : un ado qui a décidé de nettoyer les océans

Boyan Slat est un jeune Néerlandais qui, à seize ans, faisait de la plongée en Grèce et a vu davantage de plastique que de poissons sous l'eau. Révolté, il a créé à dix-huit ans The Ocean Cleanup, une organisation qui conçoit des barrières flottantes géantes utilisant les courants marins pour collecter le plastique.

Ces systèmes ont déjà permis de retirer des millions de kilos de plastique du Pacifique. L'organisation s'attaque aussi aux rivières, car c'est par elles que la majorité du plastique atteint l'océan : des intercepteurs ont été installés dans des cours d'eau très pollués en Asie, en Amérique latine et en Afrique.

Des alternatives naturelles pour remplacer le plastique

Des chercheurs inventent des matériaux qui peuvent remplacer le plastique sans polluer. Les emballages en champignons sont fabriqués à partir de mycélium, la partie invisible du champignon qui ressemble à des fils blancs : on le fait pousser dans un moule et, en quelques jours, il forme un emballage solide, léger, qui se décompose naturellement en quelques semaines.

Il existe aussi des emballages en algues marines, de petites capsules d'eau entourées d'une fine couche d'algue, que tu peux manger ou qui se décomposent toutes seules. Le bambou, qui pousse très vite et sans pesticides, remplace déjà le plastique dans les brosses à dents, les pailles et les couverts.

Côté produits chimiques, l'Union européenne prépare la plus grande interdiction de substances chimiques de l'histoire, visant des milliers de PFAS.

L'économie circulaire et les trois R

L'économie circulaire repose sur une idée simple : ne rien jeter. Tout ce qu'on fabrique doit pouvoir être réutilisé, réparé ou recyclé.

Le droit à la réparation progresse : des lois commencent à obliger les fabricants à rendre leurs produits réparables, pour en finir avec les objets conçus pour tomber en panne. Toi aussi, tu peux agir au quotidien grâce aux trois R : refuser le sac plastique au magasin, réduire les emballages en achetant en vrac, réutiliser ta gourde au lieu d'acheter des bouteilles.

Le mouvement « zéro déchet » grandit partout dans le monde : il y a des familles entières qui ne produisent qu'un seul bocal de déchets par an, ce qui prouve que c'est possible.

Une bactérie mangeuse de plastique

En deux mille seize, des scientifiques japonais ont découvert une bactérie appelée Ideonella sakaiensis, près d'une usine de recyclage. Cette bactérie a développé la capacité de décomposer le PET, le plastique utilisé pour fabriquer les bouteilles d'eau, et elle le digère en quelques semaines seulement.

Des chercheurs travaillent maintenant à améliorer cette bactérie pour la rendre encore plus rapide et efficace. L'idée : créer des usines remplies de bactéries qui grignotent nos déchets plastiques et les transforment en éléments inoffensifs.

La nature elle-même ouvre la voie vers des solutions.

Les points clés

  • Les « entités nouvelles » sont des substances chimiques créées par les humains, comme les plastiques, les pesticides et les PFAS, que l'on retrouve partout, y compris dans notre corps.
  • Boyan Slat a créé The Ocean Cleanup à dix-huit ans : ses barrières flottantes ont déjà retiré des millions de kilos de plastique du Pacifique.
  • Des alternatives au plastique existent : emballages en champignons, capsules en algues comestibles et objets en bambou biodégradable.
  • L'Union européenne prépare la plus grande interdiction de PFAS de l'histoire, et le droit à la réparation oblige les fabricants à concevoir des produits réparables.
  • Les trois R du quotidien : refuser, réduire, réutiliser. Le mouvement zéro déchet montre que certaines familles ne produisent qu'un bocal de déchets par an.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un microplastique et où en trouve-t-on ?

Un microplastique est un minuscule morceau de plastique, invisible à l'œil nu, issu de la dégradation de plus gros déchets plastiques. On en retrouve partout : dans la neige au sommet de l'Everest, dans les abysses de l'océan, dans les poissons, dans l'eau potable, dans l'air et même dans le sang humain.

C'est quoi les PFAS et pourquoi les appelle-t-on produits chimiques éternels ?

Les PFAS sont des produits chimiques utilisés dans les poêles antiadhésives, les vêtements imperméables et les emballages alimentaires. On les surnomme « produits chimiques éternels » parce qu'ils ne se dégradent quasiment jamais et restent dans l'environnement pendant des centaines, voire des milliers d'années.

L'Union européenne prépare une interdiction massive de ces substances.

Qui est Boyan Slat et comment fonctionne The Ocean Cleanup ?

Boyan Slat est un jeune Néerlandais qui a fondé The Ocean Cleanup à dix-huit ans, après avoir vu davantage de plastique que de poissons en plongée en Grèce. Son organisation utilise des barrières flottantes géantes qui collectent le plastique en exploitant les courants marins.

Des millions de kilos ont déjà été retirés du Pacifique, et des intercepteurs nettoient aussi des rivières polluées en Asie, en Amérique latine et en Afrique.

Que signifient les trois R du zéro déchet ?

Les trois R sont : refuser (par exemple dire non au sac plastique au magasin), réduire (acheter en vrac pour limiter les emballages) et réutiliser (emporter sa gourde au lieu d'acheter des bouteilles). Ces gestes simples permettent de diminuer ses déchets au quotidien.

Certaines familles appliquant ces principes ne produisent qu'un seul bocal de déchets par an.

Existe-t-il une bactérie capable de manger le plastique ?

Oui. En deux mille seize, des scientifiques japonais ont découvert Ideonella sakaiensis, une bactérie qui a évolué près d'une usine de recyclage et qui est capable de décomposer le PET, le plastique des bouteilles d'eau, en quelques semaines.

Des chercheurs travaillent à rendre cette bactérie encore plus rapide et efficace pour traiter les déchets plastiques à grande échelle.